La messe

  1. Avant-propos
  2. Étymologie
  3. Considération sociale : la voix comme instrument de la foi
  4. Considération sociale : le bâtiment église.
  5. En musique
  6. Voix ou instrument
  7. Et la danse, au fait ?
  8. Propre et ordinaire
  9. Vous avez dit "rentabilité" ?
  10. Forme et résumé pour les mécréants
  11. Les Textes
Un serpent qui se mord la queue
Le serpent qui se mord la queue, symbole du cycle de la vie, est également le signe de la tautologie...

Avant-propos

Le but de cet article est de vulgariser, c'est à dire de rendre accessible au plus grand nombre des concepts qui sont l'apanage de quelques-uns. Il n'est en aucun cas de stigmatiser ni de surévaluer.
Cette précision me semble importante parce qu'en matière de religion, il est communément admis que seuls peuvent en parler "en connaissance de cause", ceux qui y croient, la masse des autres étant a priori suspecte d'ignorance en ce qui concerne les "incroyants", ou de ressentiment pour les "anciens croyants", catégorie regroupant les frustrés et les déçus dont on ne saurait attendre qu'ils s'exprimassent avec le calme et la lucidité nécessaires pour traiter ce genre d'affaire.
Je précise donc que je fais partie de cette dernière catégorie. J'ai cru et je ne crois plus, mais le sujet m'intéresse. J'ajouterai que la neutralité ou l'objectivité ne m'émeuvent pas plus que ça. Porter un regard "froid" sur cette question me semble hors de propos : qu'on soit ou non croyant, il faut bien reconnaitre que la foi est le fait de gens qui s'engagent, ce qui est en soi suffisamment rare et courageux pour être respecté. Que ce chemin soit bon ou mauvais, ne devient mon affaire que si on me contraint à m'y engager aussi.
La frontière entre la religion et l'individu est donc extrêmement ténue et la messe est, d'une certaine façon, un poste avancé de la manifestation de la foi qui ne craint pas, au nom de la justesse de sa cause, d'enfreindre à l'occasion, les règles du libre arbitre.

Étymologie

missionnaires en Ide
Missionnaires en Inde

Messe. Le mot vient du latin missa (de mittere, envoyer) qui signifie envoi, renvoi.
Wikipédia propose une origine à l'emploi de cette expression pour désigner cette cérémonie chrétienne : jadis, ce qui ne s'appelait pas encore la messe comportait deux parties. Si la première était ouverte à tous les catéchumènes (personnes non encore baptisées mais qui s'instruisent pour le devenir), la seconde en revanche était réservée aux seuls baptisés. On renvoyait les autres par la formule : Les choses saintes pour les saints, que les indignes se retirent. L'expression avait le mérite de la clarté.
Il est également possible, (toujours selon Wikipédia) que ce soit la seule expression finale Ite missa est ("Allez, c'est l'envoi"), par laquelle le diacre invite les fidèles à répandre la parole du Christ, ou plutôt les "envoie" en "mission", qui ait donné son nom à la cérémonie toute entière.

Pâques
La résurrection

Sans entrer plus avant dans le détail de ce qu'est une messe, il faut néanmoins en savoir plusieurs choses. Et tout d'abord que c'est le temps le plus important de la vie catholique, anglicane et luthérienne en ce sens qu'il commémore l'événement le plus important : la résurrection. De ce fait, de toutes les messes, la plus importante est celle de Pâques.
La messe comporte :

  1. Un temps "d'adoration", pendant lequel les fidèles honorent Dieu,
  2. Un temps "d'Eucharistie" ou "d'action de grâces" pendant lequel les fidèles remercient Dieu de ses bienfaits,
  3. Un temps de "pardon des péchés" qui concerne aussi les défunts,
  4. Un temps d'obtention de "grâces" : les fidèles demandent de l'aide à Dieu pour une vie de sainteté,
  5. C'est enfin, pour les fidèles, un temps de proclamation de leur foi.
La messe peut être célébrée tous les jours sauf le vendredi saint.
Les protestants, qui pourtant célèbrent les mêmes événements, ne parlent pas de "messe" mais de "culte". C'est pourquoi on prête à Henry IV (protestant) le mot "Paris vaut bien une messe", la messe symbolisant ici le catholicisme.

Considération sociale : la voix comme instrument de la foi

Lycourgos Angelopoulos, chantre orthodoxe
Chantre de la liturgie orthodoxe

Il me semble que l'une des raisons qui ont amené le monothéisme à s'imposer en lieu et place des polythéismes qui l'ont précédé, c'est son universalité.
Là où il y avait un dieu pour chaque chose, il y a désormais un dieu pour tout.
Là où il y avait une infinie variété de sacrifices à faire pour plaire à une infinité de dieux, il n'y a plus que quelques enseignements et pratiques simples pour plaire à un seul dieu.
Là où il fallait être riche pour sacrifier à tous, il est désormais possible d'être entendu même quand on n'a rien d'autre que sa voix pour prier et espérer un séjour des morts égal pour tous.
Je ne crois pas qu'il existe de tradition chrétienne "non musicale" : les coptes, les orthodoxes, les protestants de toutes obédiences prient tous en chantant et, pour autant que je sache, le chant fait aussi partie de la célébration à la synagogue.

Considération sociale : le bâtiment église.

L'église de St Julien en Beaujolais
L'église de Saint Julien en Beaujolais.

La messe, temps fort de la chrétienté, devient aussi celui de la communauté humaine, la paroisse, et le lieu où elle se tient, l'église, devient le lieu du rassemblement de cette communauté. De fait dans les villages et les villes d'Europe et par la suite, dans tous les pays chrétiens, l'église est le seul lieu suffisamment vaste pour rassembler tout ou partie de la communauté.
Toutes les civilisations ont leur lieu de rassemblement depuis la place de village jusqu'au stade en passant par les forums, les maisons du peuple, les arènes etc. Ce lieu est toujours celui de l'expression du pouvoir : celle du monarque (la place royale), de l'assemblée des sages (le forum), celle, directe, du peuple (le stade, la "place du peuple"), des dieux (les temples), des savants (l'université). L'installation d'églises jusque dans les plus humbles paroisses a rapproché les individus de l'accès à un espace vaste et sonore dont les qualités acoustiques magnifiaient les sons qu'on y faisait entendre : essentiellement les voix des célébrants et des participants à l'office. De plus, l'église rythmait la vie de la communauté en appelant, par le moyen de la cloche, à la messe, à vêpres, à complies et à l'Angélus qui délimitait la journée de travail jusque dans les champs.
Les mosquées ont la même fonction avec les chants des muezzin qui appellent à la prière plusieurs fois par jour. Il est curieux de noter qu'hormis cet appel à la prière, il n'est fait aucun usage musical des mosquées qui sont pourtant des bâtiments tout aussi imposants que les églises, et que les cérémonies musulmanes ne s'accompagnent pas de musique ni même de prières chantées.
Dans bien des villages, l'église est toujours le seul lieu propice à une production sonore et du reste, c'est toujours dans des églises que se donnent la plupart des concerts.

En musique

On appelle "messe" en musique un ensemble de compositions susceptible d'accompagner le rite liturgique.

Voix ou instrument

Guillaume de Machaut
Guillaume de Machaut (1300-1377). Où l'on peut voir que ceux qu'il fréquentait n'étaient pas tous d'excellents dessinateurs...

À l'origine la messe était exclusivement chantée et, du reste, avant le XIVème siècle on n'a pas trace de compositions cohérentes valant pour l'ensemble d'une messe : c'étaient des pièces composées isolément et indépendamment les unes des autres. On connait quelques exemples de ces pièces rassemblées en "messe" mais elles sont d'auteurs différents (Messe de Tournai au XIIIème siècle). La première messe connue d'un seul compositeur est La Messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut au XIVème siècle.
Les instruments de musique (et encore, pas tous) sont entrés tardivement dans les compositions liturgiques. La voix était l'instrument, le vecteur naturel de la prière et on suppose que le plain-chant était une manière de prononcer convenablement les paroles en utilisant les bonnes inflexions des paroles liturgiques. Le grec, par exemple, mais sans doute aussi le latin, était une langue "à tons" (comme le chinois aujourd'hui) où la hauteur et la durée des syllabes faisaient sens. Il convenait donc de psalmodier sans rien changer au sens de la prière bien qu'elle fût dite dans une langue que personne ne parlait et que de moins en moins de monde comprenait. Le chant grégorien est une tentative (et une réussite) pour créer un corpus liturgique et musical homogène dans tout le peuple des chrétiens, ce qui présentait, outre l'intérêt religieux, un intérêt politique certain.
Les instruments de musique avaient assez mauvaise presse en matière spirituelle. Ils servaient plutôt à la danse, à la guerre, aux chants d'amours ou aux chansons à boire quand ils n'étaient pas purement et simplement porteurs d'incantations et de malédictions. La flûte par exemple, qui existe dans toutes les civilations parce qu'elle est très facile à fabriquer à partir d'un os vidé de sa moelle, était considérée comme l'instrument de la mort, j'entends : la mort physique. L'os, fémur, radius ou tibia, prélevé sur le squelette puis devenu sonore était évidemment une voix intermédiaire entre les vivants et les morts. Du reste les instruments faits à partir de tubes ont toujours eu des fonctions magiques un peu inquiétantes : martiales pour les instruments à embouchures (trompette, clairons, trompes, shofar) et pour certaines flûtes (les fifres) qui accompagnaient les fantassins vers le canon et la mort, logique... Mais aussi des fonctions incantatoire pour le didjiridu australien et toujours un peu louches pour les instruments à anche (la Reine Victoria prétendait que la clarinette rendait fou...)
Les instruments à percussion, moteurs pulsionnels, animateurs de transes, n'avaient évidemment pas bonne réputation dans les lieux saints et la danse non plus...

Et la danse, au fait ?

Jongleur, église de Selles-sur-Cher
Jongleur, église de Selles-sur-Cher.

Ben oui, tiens... la danse. Quid de la danse dans les églises ?
Et bien elle est interdite. Na ! Et des kyrielles de papes ont produit des kyrielles de bulles pour le rappeler, ce qui prouve que ça ne va pas de soi.
En effet, la danse est un moyen facile et très convivial d'atteindre à un état de transe, de désinhibition et d'euphorie que connaissaient fort bien et depuis la plus lointaine antiquité, tous ceux qui souhaitaient souder les membres d'une même communauté. C'est en dansant qu'on s'excitait, à la guerre, à l'amour, au travail, aux récoltes... Il y a chez les peuples qui dansent (c'est à dire tous...), des danses pour tout, pour célébrer (la victoire, les récoltes), remercier, honorer (les dieux mais aussi les hommes), montrer (la gigue pour montrer ses "gigots" (les mollets), la pavane pour se pavaner (comme le paon) et faire admirer sa beauté ou la richesse de son habit), faire savoir (qu'on est bon(ne) à marier), mais aussi des danses pour faire : pour planter, fouler, battre, vanner, porter, lever... et également pour guérir, comme la tarentelle, danse très fatigante dont le but était de faire suer aux malades le venin que leur avait inoculé la tarentule, une araignée toujours très répandue dans les vignes, sans parler des danses magiques qui font pleuvoir, qui jettent des sorts etc.
Alors il y a eu des danses chrétiennes comme il y a des danses, hindous, chamaniques, animistes, tribales... Mais elles ont été très vite interdites. Pour quelle raison ? Je ne sais pas vraiment, mais elles ont été exclues du culte comme beaucoup d'autre pratiques religieuses communément admises dans le monde romain telles que le théâtre, les fêtes célébrant le plaisir, l'amour, l'ivresse etc.
Ce qui est particulier avec la danse, c'est que jusqu'au XIXème siècle, autant dire hier, des papes ont émis des bulles pour interdire qu'on dansât pendant les offices, ce qui implique... qu'on le faisait, sinon, à quoi bon interdire une pratique qui n'existe pas ?
Lors des "caroles" (ce terme très générique désignait les danses en général), les prêtres et les enfants de chœur chantaient et dansaient en rond en sautant ! On imagine les effets de surplis et de soutanes voletant au gré de la musique... délicieux. Il s'agissait, bien sûr, d'exprimer la joie. Mais le Vatican ne l'entendait pas de cette oreille.

Propre et ordinaire

religieux chantant la messe
Religieux chantant la messe.

On distingue, dans la liturgie ce qui relève du "propre" de ce qui relève de "l'ordinaire".
Le Propre, c'est le cas particulier, la messe dite à une intention particulière, pour célébrer un événement, un saint, ou un défunt (messe de requiem).
L'Ordinaire, c'est le contenu régulier et invariant de la messe.
Généralement, la "messe" dans son sens musical, concerne l'Ordinaire, pour des raisons simples de "rentabilité" : de cette façon, elles peuvent être jouées en de multiples occasions.

Messes particulières

La vie religieuse chrétienne est rythmée par les événements majeurs de la vie du Christ : sa naissance (Noël), sa mort et sa résurrection (Pâques), ce dernier temps étant bien sûr le plus important. Ces deux fêtes font l'objet d'un traitement particulier, peut-être parce qu'elle se substituent à des cérémonies qui existaient déjà au temps du paganisme ou dans le judaïsme

Noël

Le solstice d'hiver est célébré depuis la plus haute antiquité et par presque toutes les croyances. C'est une grande fête populaire lors de laquelle il est d'usage de se féliciter du retour de la lumière. En effet, les jours raccourcissent et les nuits s'allongent du mois de juin au mois de décembre et le solstice d'hiver est le moment où les choses s'inversent : à partir de ce moment, les jours cessent de rétrécir et les nuits cessent de croître. On peut même considérer que le soleil interrompt sa course, que pendant quelques jours il hésite à aller plus encore vers la nuit ou bien à retourner vers la lumière et qu'il n'est pas inutile de lui demander de bien vouloir choisir cette seconde alternative. Quoi qu'il en soit, c'est un moment qui concernait beaucoup de monde dans des sociétés essentiellement agricoles, le retour vers la lumière étant également celui de la fertilité.
Le christianisme s'est moins soucié de contester l'existence des anciens dieux que d'affirmer la supériorité du dieu unique des chrétiens, et les cérémonies chrétiennes ont supplanté les grands événement païens sans en changer les dates et en reprenant probablement une partie des traditions populaires qui les accompagnaient. Il était sans doute plus simple de créer une "fête du soleil chrétienne" à la date de la fête du soleil païenne et de détourner sa popularité au profit des chrétiens, que d'inventer une autre fête, à une autre date... La dimension populaire de cette fête s'est conservée, de même qu'une quantité de croyances magiques qui entourent la légende de Noël, celle du Père Noël, la dernière en date, n'est que l'avatar publicitaire (inventé par Coca-Cola parait-il) de Santa Klaus alias St Nicolas dispensateur de présents, ressusciteur (ça se dit, ça ?) de petits enfants découpés et salés selon les Lorrains. La naissance du Christ elle-même, s'entoure d'un décorum particulier, celui de la crèche où viennent les bergers attirés par une voix céleste, puis, plus tard, les rois mages guidés par une comète. Si l'on charge ce moment de tant de symboles, c'est sans doute parce qu'il y a déjà une forte émotion populaire au moment du soltice d'hiver. C'est peut-être pour cette raison que s'est maintenu l'usage des messes de minuit comportant des chansons populaires. Ces "récupérations" religieuses de chansons certainement profanes, ont un grand intérêt pour nous : pendant très longtemps on n'écrivait de musique que religieuse. Les chansons populaires et les danses se transmettaient uniquement de bouche à oreille. Mais celles qui ont été reprises pour faire partie du corpus des messes de minuit, ont échappé à l'oubli.

Quatre messes pour Noël !

La tradition catholique consacre rien moins que quatre messes pour fêter Noël : la messe de l'Emmanuel, célébrée la veille au coucher du soleil, la messe de la nuit dite "messe de minuit", la messe de l'Aurore, célébrée avant le lever du jour, et enfin la messe du jour de Noël.
Des quatre, on n'a retenu que les trois dernières pour former les Trois messes de Noël, celles dont il est question dans le conte de Daudet : Les trois messes basses. C'est évidemment celle de minuit qui reste la plus connue et la plus populaire. De nos jours c'est essentiellement la tradition gastronomique qui en fait la renommée, mais on peut supposer que l'environnement de musiques populaires lui conférait autrefois un caractère festif particulier.

La messe de Charpentier

Si les "Noëls" sont innombrables, et si l'on peut supposer qu'ils étaient chantés dans les églises la nuit de Noël, la messe de Charpentier n'en reste pas moins une oeuvre particulièrement originale. Peu de compositeurs ont comme lui composé une messe complète pour cet événement. On se contentait sans doute de juxtaposer des chants populaires. Charpentier les a réunis dans une sorte de pot-pourri.

Vous avez dit "rentabilité" ?

Eh oui ! Rentabilité. L'Église est un des plus gros clients de la composition, encore de nos jours. Aujourd'hui encore l'Église achète des compositions. C'est le plus gros client "privé" pour ce genre de marché. Les états, n'étant pas la plupart du temps fondés sur des valeurs réputées universelles, passent assez peu de "commandes". Il y eut bien quelques tentatives à la révolution qui ne fut pas avare d'hymnes pompiers, mais les outils et les formes étaient tellement identifiés à ceux de la religion que les hymnes révolutionnaires n'ont fait qu'imiter la musique religieuse. C'est une des raisons pour lesquelles il est extrêmement difficile à un chœur de trouver un répertoire qui ne soit pas explicitement religieux. De plus, les particularités acoustiques de ces grands édifice de pierre que sont les églises se prêtent particulièrement bien à certaines formes musicales et pas du tout à d'autres. Même cet outil-là a fini par trouver une destination unique.

Forme et résumé pour les mécréants

Si je dis de la messe qu'elle est un genre théâtral, je vais encore m'attirer des ennuis auprès de ceux qui pensent qu'elle est d'essence divine. Alors, mettons que Dieu dans sa grande sagesse est un sacré metteur en scène ou, à tout le moins, un sacré dialecticien.
La messe est entièrement organisée en direction de son point culminant : la communion.
Tout y prépare et une fois celle-ci faite, la messe est terminée, mais les choses sont faites dans un ordre bien précis. Les différents moments de l'office se succèdent de la façon suivante :

  1. Les rites initiaux
  2. Tout d'abord, on accueille la foule des fidèles et on leur dit "l'ordre du jour" : L'introït qui annonce la nature particulière de cette messe, s'il y en a une (messe des morts, Pâques, etc.)
    Le Kyrie termine cette entrée en matière. L'introït et le Kyrie s'enchainent souvent. Ils sont suivis du Gloria et de l'oraison de collecte, qui clôt cette partie initiale en annonçant le caractère propre de la célébration.

  3. Liturgie de la parole
  4. Liturgie de l'Eucharistie
  5. Elle concerne le sacrifice et comprend :

  6. Les rites de conclusion

Les textes


En matière musicale, et en résumé, l'ordinaire de la messe se compose de :
Grec Latin Français
Grec Latin Français
Kyrie
Κύριε ελέησον
Χριστε ελέησον
Κύριε ελέησον
Kyrie eléison
Christe eléison
Kyrie eléison
Seigneur, prends pitié
Christ, prends pitié
Seigneur, prends pitié
Gloria
Δόξα Σοι τῷ δείξαντι τὸ φῶς.
Δόξα ἐν ὑψίστοις Θεῷ καὶ ἐπὶ γῆς εἰρήνη ἐν ἀνθρώποις εὐδοκία.
Glória in excélsis Deo
et in terra pax homínibus bonae voluntátis.
Gloire à Dieu, au plus haut des cieux
et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.
Ὑμνοῦμέν σε,
εὐλογοῦμέν σε,
προσκυνοῦμέν σε,
δοξολογοῦμέν σε,
Laudámus te,
benedícimus te,
adorámus te,
glorificámus te,
Nous te louons,
nous te bénissons,
nous t'adorons,
nous te glorifions,
εὐχαριστοῦμέν σοι, διὰ τὴν μεγάλην σου δόξαν. grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam, nous te rendons grâce pour ton immense gloire.
Κύριε Βασιλεῦ, ἐπουράνιε Θεέ,
Πάτερ παντοκράτορ.
Κύριε Υἱὲ μονογενές, Ἰησοῦ Χριστέ, καὶ Ἅγιον Πνεῦμα.
Κύριε ὁ Θεός, ὁ ἀμνὸς τοῦ Θεοῦ, ὁ Υἱός τοῦ Πατρός,
Dómine Deus, Rex cæléstis,
Deus Pater omnípotens.
Dómine Fili Unigénite, Iesu Christe,
Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris,
Seigneur Dieu, Roi du Ciel,
Dieu le Père tout puissant.
Seigneur Fils unique Jésus-Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père,
ὁ αἴρων τὴν ἁμαρτίαν τοῦ κόσμου, ἐλέησον ἡμᾶς,
ὁ αἴρων τὰς, ἁμαρτίας τοῦ κόσμου.Πρόσδεξαι τὴν δέησιν ἡμῶν,
ὁ καθήμενος ἐν δεξιᾷ τοῦ Πατρός,
καὶ ἐλέησον ἡμᾶς.
qui tollis peccáta mundi, miserére nobis;
qui tollis peccáta mundi
súscipe deprecatiónem nostram,
Qui sedes ad déxteram Patris,
miserere nobis.
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.
Toi qui enlèves le péché du monde,
reçois notre prière.
Toi qui es assis à la droite du Père,
prends pitié de nous.
Ὅτι σὺ εἶ μόνος Ἅγιος,
σὺ εἶ μόνος Κύριος,
σὺ εἶ μόνος Κύριος,
Ἰησοῦς Χριστός,
Quóniam tu solus Sanctus,
tu solus Dóminus,
tu solus Altíssimus,
Iesu Christe,
Car Toi seul es Saint,
toi seul es Seigneur,
toi seul es le Très-Haut,
Jésus-Christ,
εἰς δόξαν Θεοῦ Πατρός.
Ἀμήν.
cum Sancto Spíritu,
in glória Dei Patris.
Amen.
avec le Saint Esprit,
dans la gloire de Dieu le Père.
Amen.
Credo
Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium.
Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante όmnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem όmnia facta sunt. Qui propter nos hόmines, et propter nostram salútem descéndit de cælis. Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine : et homo factus est.
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.
Crucifíxus étiam pro nobis : sub Pόntio Piláto passus, et sepúltus est. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et ascéndit in cælum : sedet ad déxteram Patris. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.
Et íterum ventúrus est cum glόria iudicáre vivos, et mόrtuos : cuius regni non erit finis.
Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem : qui ex Patre, Filiόque procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas.
Et unam, sanctam, cathόlicam et apostόlicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiόnem peccatόrum. Et expécto resurrectiόnem mortuόrum. Et vitam ventúri sǽculi. Amen.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.
Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.
Sanctus
Ἅγιος, ἅγιος, ἅγιος Κύριος Σαβαώθ·
πλήρης ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ τῆς δόξης σου,
ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις.
Εὐλογημένος ὁ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι Κυρίου.
Ὡσαννὰ ὁ ἐν τοῖς ὑψίστοις.
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus, Deus Sábaoth !
Pleni sunt caeli et terra glória tua.
Hosánna in excélsis !
Benedictus qui venit in nómine Dómini.
Hosánna in excélsis !
Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu de l'univers.
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux !
Pater Noster
Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς
ἁγιασθήτω τὸ ὄνομα σου·
ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου·
γενηθήτω τὸ θέλημα σου,
ὡς ἐν οὐρανῷ καὶ ἐπὶ τῆς γῆς·
τὸν ἄρτον ἡμῶν τὸν ἐπιούσιον δὸς ἡμῖν σήμερον·
καὶ ἄφες ἡμῖν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν,
ὡς καὶ ἡμεῖς ἀφίεμεν τοῖς ὀφειλέταις ἡμῶν·
καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν,
ἀλλὰ ῥῦσαι ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ πονηροῦ·
[Ὅτι σοῦ ἐστιν ἡ βασιλεία καὶ ἡ δύναμις καὶ ἡ δόξα εἰς τοὺς αἰῶνας·]
Ἀμήν
Pater noster, qui es in cælis
Sanctificetur nomen tuum;
Adveniat regnum tuum;
Fiat voluntas tua
Sicut in cælo et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie,
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.
[Quoniam tuum est regnum, virtus et gloriæ, in saecula]
Amen
Notre Père, qui es aux Cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
Et ne nous soumets pas à la tentation
Mais délivre-nous du mal.
[Car c'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles]
Amen
Agnus Dei
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, dona nobis pacem.
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous.
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous.
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, donne nous la paix.
Ite
Ite missa est Allez, c'est la mission

Pierre Launay